Ouvert

porte ouverte ou fermée

Inspiré des tableaux de Magritte « La réponse imprévue » « La perspective amoureuse »

« Il faut qu’une porte soit
ouverte ou fermée

Alfred de Musset 1845

 

On – off

 

On peut admettre qu’une porte soit entrouverte mais ceci est mal accepté par le bon sens populaire qui estime qu’une porte doit décemment être ouverte ou fermée. Qu’en serait-il si l’on demandait qu’une porte soit, à la fois, ouverte et fermée ? On passerait alors pour un dérangé mental. C’est pourtant ce que demande d’accepter la physique quantique c’est-à-dire la physique des évènements microscopiques au niveau des particules subatomiques. Dans ce cas notre logique qui veut que l’on ne peut dire à la fois oui et non est bafouée.

La physique quantique essaie de décrire un monde qui n’existe réellement que si on le mesure, on l’observe. La prise de connaissance de ce monde ne peut se faire que de cette manière. Que se passe-t-il entre deux prises de contact avec cette réalité fuyante ? Mystère. Schrödinger a proposé une équation d’onde pour pallier à cette défaillance. Cette équation fournit en fait l’ensemble des possibilités d’états superposés du système considéré, c’est-à-dire que tous les états sont possibles la fois, en même temps. Cela ne pourra se réduire que si l’on intervient par l’homme ou par un instrument de mesure. Il y a alors décohérence, réduction ou effondrement du paquet d’ondes représentant les divers états possibles. Il ne restera que ce qui est perceptible par nos sens ou les appareils qui les prolongent. Par l’observation le choix s’effectue par la dualité «d’être» ou «de ne pas être». C’est sans appel. Si l’on ajoute que l’observation perturbe le phénomène que l’on veut analyser, alors où est la réalité ? L’information désirée transforme cette réalité, si elle existe, en inconnue.

Autre attitude bizarre du comportement quantique. Si deux particules sont intriquées c’est-à-dire qu’elles ont mêlé leurs superpositions d’états, elles deviennent une et indivisible même si elles sont séparées par de l’espace dans un même temps. Elles ne sont plus sécables en leur partie d’origine.

Si réalité il y a entre deux mesures, il faut convenir que cette réalité est bien étrange comparée à ce que nous pensons être la réalité macroscopique.

De plus suivant la façon dont on l’observe une particule va se comporter soit comme un ensemble discret ou comme un paquet d’ondes superposées.

Tout cela est pour nous incohérent. Il nous faut substituer une logique du flou à notre logique formelle qui n’a plus cours dans le monde quantique. La superposition de 0 et 1 est réalisée. L’observation les sépare en 0 ou 1 et on revient alors dans le domaine du dualisme.

 

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